Lorsque le GIEC annonce que la « sensibilité climatique à l’équilibre au doublement de taux de CO2 » se situe dans une plage de 1 °C à 6 °C, il est à la fois tendancieux et inattaquable.

La limite basse (revue à la baisse dans le dernier rapport du GIEC) n’a objectivement rien d’inquiétant, mais la valeur haute fait craindre le pire, et les 183 délégations gouvernementales du GIEC communiquent à grand bruit sur leur consensus selon lequel, avec une probabilité portée à 95 %, le réchauffement de la seconde partie du 20e siècle serait principalement d’origine humaine. Quelle signification politico-scientifique faut-il accorder à une telle « probabilité » ?

Dans un tel contexte, comment ne pas éprouver le besoin de « comprendre », autant que possible, le fonctionnement de la machine climatique, et en particulier la sensibilité de l’effet de serre à l’activité humaine, plutôt que de s’en remettre à un argument d’autorité quelque peu suspect.

Malgré le sérieux de l’immense majorité des scientifiques du climat, leur compréhension profonde du processus climatique est médiocre, et leurs déclarations concernant l’origine humaine du réchauffement reposent sur des convictions largement extrascientifiques. 

Pour synthétiser les résultats de simulation, une démarche rationnelle consiste à en extraire des paramètres climatiques globaux, comme, par exemple, la sensibilité climatique – laquelle désigne, en l’absence d’autre précision, la sensibilité à l’équilibre de la température globale à un hypothétique doublement de concentration de CO2. D’autres paramètres climatiques ont pour nom forçage radiatif, réaction climatique, etc. « Comprendre l’effet de serre », et plus généralement comprendre les modèles climatiques signifie être en mesure d’établir des relations claires entre les différents phénomènes, déterminer comment interviennent les paramètres climatiques, sans se laisser submerger par le détail de la complexité des modèles numériques.

 

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